mercredi 11 janvier 2012

Rendez-vous de la Francophonie

Après GRAFFICI.CA, me voici rendu à rédiger des billets de blogue sur le site Internet des Rendez-vous de la Francophonie.



Venez faire votre tour et commenter mes écrits!

dimanche 11 septembre 2011

Déménagement temporaire!

Le présent blogue fait des petits. Vous pouvez continuer de lire mes écrits sur le blogue citoyen du GRAFFICI.CA. Suivez le lien --> http://www.graffici.ca/blogues/horizon

lundi 8 août 2011

Un reporter du National Geographic salue la Gaspésie


Après avoir été placée au sommet du palmarès des destinations mondiales à visiter par le National Geographic, la Gaspésie reçoit ces jours-ci la visite d'un reporter du magazine qui écrit sur son blogue l'un des plus beaux textes que j'ai eu l'occasion de lire sur ma région d'adoption.

À lire ici.

Le journaliste Andrew Evans est encore au Québec. Vous pouvez suivre ses aventures sur Twitter @WheresAndrew.

samedi 25 juin 2011

Restons debout

Des membres du regroupement « Ensemble pour l’avenir durable de notre région » ont assisté en grand nombre à la dernière rencontre du conseil municipal de Gaspé. La salle du conseil dans laquelle on peut presque entendre les mouches voler à l'habitude était remplie à craquer. En fait, on dit même qu'on a manqué de chaise pour asseoir tous les citoyens rassemblés pour « déposer une demande de moratoire permanent quant à la méthode de fracturation envisagée par Pétrolia pour ses puits de Gaspé », comme on a pu le lire dans Le Pharillon.

Rien de mieux que de manquer de chaises pour se tenir debout...
L'article complet du journal Le Pharillon --> ici.

mardi 31 mai 2011

Mirage filaire

La compagnie COGECO va de l'avant pour brancher mon village à la haute vitesse. Selon la compagnie, on devrait être capable de rejoindre le reste du monde numérique dans deux mois. Comme Thomas, j'aurai besoin de voir pour croire. Les travaux sont tout de même débutés; je vois des camions circuler de plus en plus dans le village. À suivre...

Nouvelle de Radio Gaspésie ici :

Déploiement de son service
Cogeco offrira son service internet haute-vitesse aux résidents du secteur de l'Anse-au-Griffon.
Suite à des analyses effectuées en début d'année, le câblodistributeur confirme que des travaux sont déjà en cours afin de desservir plus de 150 résidents de ce territoire à son service filaire internet Haute-vitesse, comme le précise le coordonnateur aux Communications chez Cogeco, Yanick Lecours :
N382a
L'entreprise Cogeco répond ainsi à la demande de résidents de l'Anse-au-Griffon qui avait déposé une pétition afin d'obtenir le service filaire, n'étant pas satisfait de la technologie sans fil HSPA déployée par Telus dans le cadre du projet de réseau collectif en Gaspésie.
Yanick Lecours explique les étapes qui précèderont le branchement à ses nouveaux abonnés :
N382b
Le déploiement de ce nouveau service de Cogeco dans le secteur de l'Anse-au-Griffon est estimé à 50 mille dollars.

lundi 30 mai 2011

Déshabiller l'horizon

Le matin est magique ici.
L’épais brouillard recouvre uniquement la mer dans son édredon réconfortant.
Le soleil déjà radieux réchauffe tout mon être.
La corne de brume qui transperce l'immensité laisse deviner un bateau voguant aveuglément.
Les eaux encore endormies frétillent à peine.
Le concert des goélands et des corneilles ajoute à l’irréel, mais ramène le concret de l’aurore.
Comme un rêve qui veut renaître, la nature appelle la vie.
Le vent se lève légèrement et, dans un souffle aussi puissant que délicat, il déshabille l’horizon.
Mes yeux s’ouvrent une seconde fois devant la splendeur du spectacle.
Où est ton regard pour déchirer le ciel et plonger avec moi dans ces vagues en éveil?

mardi 17 mai 2011

Berceuse nerveuse

Lire dans ses yeux plus étincelants qu’un midi de printemps
Dessiner son sourire plus sincère que la mer
Abreuver son être dansant au rythme de son pouls
Comme une berceuse nerveuse qui ne s’endort jamais

Rêver de sa voix qui vibre en émoi
Écouter ses soupirs expirer mon nom
Murmurer le feu brûlant des adieux
Comme une berceuse nerveuse qui ne s’endort jamais

Sculpter son corps sans remords
Caresser ses sens sans méfiance
Explorer la douceur de sa peau jusqu’aux os
Comme une berceuse nerveuse qui ne s’endort jamais

Déguster ses élixirs par pur plaisir
Violer le voile qui me dévoile
Apprivoiser son âme exquise
Comme une berceuse nerveuse qui ne s’endort jamais

Peindre mon amour purifié dans ses bras
Appeler ma vie pour qu’elle respire
Hurler son nom à en perdre raison
Comme une berceuse nerveuse qui ne s’endort jamais

Balance-moi
Prends-moi
Accepte-moi
Comme une berceuse nerveuse qui ne s’endort jamais

mardi 29 mars 2011

Belle Gaspésie

Je t’adore plus que la poésie
Ton étendue me fait envie
Tes trésors s’enfouissent en mon âme
Tes airs salins chantent en éole
Tes montagnes goûtent le ciel levant
Tes rivières suintent le printemps

lundi 28 mars 2011

Gaspé : Berceau de l'Amérique française

Selon certains historiens, l’explorateur Jacques Cartier aurait planté sa célèbre croix aujourd’hui disparue sur la pointe O’Hara, en plein cœur de Gaspé. L’emplacement exact de ce symbole historique ne fait pas encore consensus 477 ans plus tard. C’est peut-être mieux ainsi : cette pointe de terre qui aurait accueilli la croix à l’époque a été ravagée par le béton du stationnement d’un restaurant McDonald’s et d’un centre d’achat.


Les décideurs des dernières décennies ont cru, à tort, que l’immense richesse historique de Gaspé suffirait à conserver son cachet. Au gré des marées, ils ont détruit les quais et les bâtiments de pêcheurs pour aménager un boulevard à quatre voies. On s’entend qu’on pourrait se contenter d’une voie double dans une ville qui ne compte que deux feux de circulation, mais bon…


Vers l’avenir

Présenté à la population locale la semaine dernière, l’audacieux projet de la Corporation «Gaspé, Berceau du Canada» vise à injecter 15 M$ afin de jouer un tour à l’histoire et rhabiller les berges d’une baie dépouillée de sa mémoire; un projet à saluer et à appuyer. Il faut absolument mettre de l’avant des solutions pouvant ressusciter les souvenirs qui ont forgé l’identité et la culture de tout un peuple. Ce projet consiste notamment à aménager un immense quai et à ériger plusieurs bâtiments afin de se rappeler le passé.


J’adore ce projet. À terme, il retiendra les touristes plus longtemps au centre-ville et redonnera de la fierté aux gens de Gaspé. Les premiers coups de pelles devraient avoir lieu l’été prochain.


Au nom d’une nation!

Là où mon âme de digne descendant du Roi de France frissonne, c’est quand je lis le nom du projet faisant référence à la naissance d’un pays. J’aurais préféré voir «Gaspé, Berceau de l’Amérique française» plutôt que «Gaspé, Berceau du Canada».


Je comprends toutefois le choix toponymique des gens de la Corporation. Ils ont des subventions à aller chercher au gouvernement fédéral. Ce même gouvernement qui a trouvé toutes sortes de raisons de ne pas investir plus qu’il ne faut dans les Fêtes de Gaspé 2009 soulignant le 475e anniversaire de l’arrivée de Jacques Cartier en Amérique. Ce même gouvernement qui n’a jamais admis clairement qu’il s’agissait d’une date historique sur le plan national. J’espère qu’il ne manquera pas le bateau cette fois-ci.




Longue vie à la présence française sur le continent. Longue vie à ce beau projet encore au berceau.


«Je me souviens : Gaspé se souvient»

mercredi 23 février 2011

À vendre : logement bien éclairé avec vue imprenable


Les phares du pays, ces témoins architecturaux d’une époque révolue sur les rivages du Saint-Laurent, sont aujourd’hui à vendre. Certains de ces bâtiments sont des monuments historiques, des trésors à protéger. C’est le cas du « plus haut phare du Canada », à Cap-des-Rosiers. Érigé sur la pointe qui salue la péninsule rocheuse de Forillon, il accueille des milliers de touristes chaque année. Je rêve que tous les phares soient conservés ou restaurés pour qu’on se souvienne de leur importance dans le développement des communautés côtières. J’espère qu’on réalisera l’impact visuel et patrimonial de ces bâtiments dans le paysage gaspésien et qu'on trouvera un moyen de se les approprier collectivement.

Consultez la liste des phares à vendre par le gouvernement canadien.

Lisez un reportage intéressant de Radio-Canada sur le sujet.

dimanche 20 février 2011

Blancheur obscure


Y pourde encore…
Ça fait quatre jours qu’on n’a pas vu le jaune du soleil
Même la nuitte, on ne peut pas zieuter la lune
Trop faible pour percer les rideaux de neige

Y pourde encore…
Ça fait quatre jours qu’il fait gris malgré le blanc
Même la nuitte, il ne fait jamais assez noir
Trop de blancheur pour l’obscurité

Y pourde encore…
Ça fait quatre jours que la charrue ne passe pas
Même la nuitte, aucune machine ne s’aventure dans le chemin
Trop de bancs de neige à éviter

Y pourde encore…
Ça fait quatre jours que je n’ai pas pu sortir
Même la nuitte, le vent ne s’essouffle pas
Trop pressé à en finir avec l’hiver

Y pourde encore…
Ça fait quatre jours que je ne t’ai pas vue
Même la nuitte, mes songes ne t’atteignent pas
Trop de frimas dans mes yeux fatigués

Y pourde encore…
Ça fait quatre jours que je n’ai pas dormi
Même la nuitte, la maison craque
Trop de bruit pour rêver

Y pourde encore…
Ça fait quatre jours que j’espère
Même la nuitte
Trop d’ennui

Y pourde encore…
Ça fait quatre jours…
Même…
Trop…

vendredi 18 février 2011

L’eau salée de Forillon dans les yeux

Expropriation :
Opération administrative par laquelle le propriétaire d’un immeuble est obligé d’abandonner à l’Administration la propriété de son bien moyennant indemnité, lorsque l’utilité publique l’exige.
-Le Petit Robert-

C’était il y a 40 ans… Pour créer le premier parc national fédéral en sol québécois, les politiciens ont pris la plus cruelle et barbare des décisions : ils ont exproprié 225 familles qui avaient comme unique péché d’habiter le paradis terrestre de Forillon.

Aujourd’hui à l’heure des excuses, le gouvernement du Canada ne fait plus la sourde oreille. Enfin diront certains; trop tard diront les autres. N’empêche que les successeurs des politiciens de l’époque ont désormais l’audace ou le respect d’admettre les torts irréparables de cet accroc de l’histoire du pays. La Chambre des communes est unanime. Tous les partis politiques s’entendent. Il ne reste qu’au gouvernement à officialiser les excuses aux familles de Forillon et à leurs descendants.

À Québec, on ne s’entend toujours pas. Les libéraux ne font que transférer le malaise à Ottawa. Voici la transcription de la motion déposée par Georges Mamelonet, député de Gaspé, jeudi. La motion n'a pas été adoptée. L'opposition veut, à juste titre, ne pas dissimuler la responsabilité du Québec.

«Quarante ans après les expropriations brutales par le gouvernement fédéral des résidents de ce qui allait devenir le parc Forillon; Que l'Assemblée nationale présente aux expropriés et à leur descendant des excuses officielles.»

C’est pourtant le gouvernement provincial qui a cédé les terres de ses habitants et qui a joué un grand rôle dans cette triste histoire. Pourquoi ne mettre la faute que sur les autres, Monsieur le député?

J’habite la bordure de Forillon. On n'a pas mis le feu à mon univers. On ne m'a pas arraché à ma terre. On ne m'a pas forcé de me taire. On n'a pas vidé ma mer. Malgré tout, j’ai mal juste à penser qu’on pourrait brûler ma maison et m’enlever mon privilège de demeurer ici.

Vivement des excuses de mon peuple à ceux qui ont perdu l’espoir de vivre librement et à ceux qui n’ont plus que leurs yeux pour laisser couler l’eau salée de Forillon.

mercredi 16 février 2011

Où est-ce que tu t’en vas avec tes skis dans le bain?

Lorsque je faisais quelque chose d’insensé quand j’étais petit, mon père me posait souvent cette question : « Où est-ce que tu t’en vas avec tes skis dans le bain? ». En plus de me faire sourire à tout coup, ses mots avaient l’impact espéré sur moi et je m’arrêtais immédiatement pour réfléchir à l’ampleur de mes conneries.

Aujourd’hui, j’ai envie de poser la même question aux responsables politiques de ma région qui souhaitent proposer la candidature d’une montagne des Chic-Chocs pour la tenue des compétitions de ski alpin si Québec est retenue comme ville hôtesse des Jeux Olympiques en 2022.

Le mont Nicol-Albert pourrait devenir la solution de rechange pour la Vieille capitale au lieu d’aménager le mont à Liguori, dans Charlevoix. C’est du moins le souhait des élus des MRC de la Haute-Gaspésie et de la Côte-de-Gaspé. Des représentants gaspésiens rencontreront bientôt Marcel Aubut, président du comité olympique canadien, afin de mousser le potentiel de la montagne. Lire l’article du Soleil à ce sujet.

Déjà, une pétition circule sur Internet pour faire contrepoids à cette volonté politique. Les signataires de la pétition demandent le retrait du projet et considèrent que « l'aménagement d'un centre de ski alpin, sur les flancs du mont Nicol-Albert, portera atteinte à l'intégrité physique du milieu naturel de cette montagne unique en Gaspésie. » Ils mettent également en doute l’impact économique positif d’un tel projet.

Est-ce que les élus pourraient prendre quelques instants pour consulter la population, si petite soit-elle, avant d’attacher leurs skis pour prendre un bain? La question est posée, sera-t-elle entendue? Encore une question qui trouvera écho quelque part sur le flan d’une montagne d’ici ou d’ailleurs...

samedi 12 février 2011

Buissons des saisons

La mer est agitée. Je me demande si elle l’est autant que tous les remous qui bouillent à l’intérieur de toi ces temps-ci.

Au large comme au rivage, il y a des vagues de toutes tailles, de toutes les couleurs; du bleu au gris, du noir au blanc. On ignore si les glaces veulent prendre ou se laisser flotter : combat flagrant entre le mouvement et l’immobilité, entre le froid et le glacial.

Comme un voile devant ce spectacle, il y a le vent qui souffle tous les flocons qui n’ont pas osé se figer au sol. Puissant, ravageur, il mord la peau et glace les os. Pourtant c’est ce même vent qui, en été, vient caresser notre être tout entier pour nous permettre de mieux respirer.

Tu es comme le buisson qui se laisse frapper de plein fouet par cette force de la nature. Solidement enraciné, tu pourrais défier tous les blizzards. La souplesse de tes branches te permet de survivre malgré que tu sois soumis aux caprices des éléments, enchaînés ou libérés.

Tu filtres la neige dansante ou tu l’emprisonnes à tes pieds. Tu contrôles le vent d’hiver même si on te croirait vaincu, dénudé, dénaturé.

C’est toi qui, le printemps venu, laisseras la sève monter pour éclore de toute ta beauté. Tu te feras caresser par la douce brise de juillet, encore saline, mais beaucoup moins cruelle.

Lorsque les couleurs envahiront tes feuilles et que le froid reviendra, tu t’abreuveras de la pluie soufflée par la queue d’un ouragan et deviendras plus fort pour affronter les prochains affronts de l’hiver.

Tu es éternel recommencement, éternel renouvellement… Combattre et naître à nouveau.

samedi 5 février 2011

Dans les nuages

Souffler la pertinente liberté de Falardeau
Ou étendre mon pays dans mon lit comme Archambault
Faire l’amour au territoire comme Miron
Ou pelleter des nuages pour me faire un nom

Noircir la blanche page de l’hiver
Ou dégivrer la vitre d’Émile en fredonnant Leclerc
Pleurer ma peine comme Piché
Ou la crier comme Léveillé

Baiser mon ciel, cajoler mon sol, sucer mon pouce
Ou tremper mon être dans l’encre d’un peuple
Serrer les poings, rester debout, griffer ma peau
Ou peupler des phrases avec des mots…

vendredi 4 février 2011

L’agenda flottant du maire Roussy


La ministre responsable de la région gaspésienne, Nathalie Normandeau, a échappé une phrase pleine de sous-entendus politiques sur les ondes de Radio-Canada la semaine dernière. Selon elle, le maire de Gaspé François Roussy aurait un «autre agenda devant lui», faisant référence à l’offensive des maires de la Gaspésie qui espèrent toujours voir ne serait-ce que l’ombre du premier ministre à la suite des inondations de décembre dernier.

En d’autres termes, Mme Normandeau accuse M. Roussy de préparer le terrain en vue de prochaines élections provinciales où plusieurs (tout le monde) le voient déjà porter fièrement les couleurs du Parti Québécois.

À le croire, le maire de Gaspé n’a pas d’agenda caché, mais il aura tout de même réagi de façon virulente à la contre-attaque de la députée de Bonaventure. Bien sûr que le «plus meilleur» maire de la Gaspésie n’a pas l’intention d’annoncer publiquement sa venue prochaine sur l’échiquier provincial, mais il sort maintenant ses griffes de façon évidente.

«Si j’avais eu un agenda politique, j’aurais dit que je n’ai pas eu de nouvelles de Mme Normandeau depuis le 15 décembre, a-t-il répliqué lors d’une entrevue à Radio Gaspésie. Mme Normandeau n’a pas cherché à rentrer en contact avec moi pour savoir comment ça se passait les inondations.»

Est-ce que je commence à avoir hâte aux prochaines élections? Poser la question, c’est un peu y répondre. Et si M. Roussy ne fait pas le saut la prochaine fois, ce n’est certainement pas parce qu’il a peur de perdre ses élections dans le comté de Gaspé. S’il n’a pas d’agenda caché, j’espère au moins qu’il en laisse flotter un quelque part…

jeudi 3 février 2011

Rapproche-toi de ma région éloignée

La Gaspésie attire les regards et les flashs des touristes. Elle se fait belle en été et combien majestueuse en hiver. C'est un paradis terrestre pour les gens qui l'habitent comme pour ses invités. Pour la première fois depuis le début des années 2000, la région a attiré plus de gens qu'elle en a laissé partir. Lire l'article du Soleil ---> ici.
Un pays sans enfants, sans nouveau sang, c'est sans bon sens. On fait pus d'flots mais y nous en faut pour tenir le rafiot a flot.
- Loco Locass

Mais la Gaspésie, cette région éloignée, est éloignée de quoi au juste? Sûrement pas de la nature omniprésente, des paysages à couper le souffle ou de ses habitants chaleureux qui se regardent dans les yeux.

mardi 1 février 2011

Gaspésiens mieux informés?

Les Gaspésiens sont-ils mieux informés que les gens des autres régions du Québec? À en croire le rapport du Groupe de travail sur le journalisme et l’avenir de l’information au Québec, la région aurait une vitalité hors de l'ordinaire à ce chapitre.

Extrait :
Les médias régionaux du Québec sont souvent soutenus et portés à bout de bras par les communautés et leurs journalistes passionnés. À ce sujet, nous avons noté l’extraordinaire vitalité des médias gaspésiens qui ont choisi d’investir le champ de l’information locale et régionale. Une radio locale coopérative qui produit une émission d’afaires publiques quotidienne, un mensuel généraliste gratuit distribué dans tous les foyers de la région, des radios communautaires qui travaillent en synergie : ce sont là quelques-unes des initiatives à encourager. L’importance des médias communautaires dans des endroits délaissés par les médias commerciaux est à ce titre très stimulante.

Produit tout récemment, le rapport propose 51 recommandations pour lier la presse et l’État, le journaliste et le citoyen ainsi que la démocratie et l’information.

samedi 29 janvier 2011

Laisser tomber la réalité

Pour m’abandonner dans la fiction
Autant de frictions sans raison
Oublier le quotidien et ses souffrances
À mon esprit tordu laisser une chance

Je rêve de rêver la tête dénudée
Déposée sur mon oreiller souillé de perversités
Je rêve de rêver la tête éveillée
Mais entreposée pour l’éternité

Me donner le droit d’écrire, de cracher, de jouir

M’empêcher de détruire ou de fuir
L’ensemble des barrières
Qui contrôlent mon univers

Décorer ma détresse de mots artificiels
Salir ma propre vie d’un monde cruel
N’aimer personne d’autre que moi
Pour une fois

Aller au bout d’une chanson

Là où les sens perdent la raison
M’abandonner au pas vrai, au pas si beau
Enfin trouver les maux

vendredi 28 janvier 2011

Tous pour un!

Le texte "Dans mon village, en Gaspésie..." a fait l'objet d'une belle visibilité en étant publié dans le dernier journal Le Pharillon (en page 10 de l'édition du 26 janvier 2011).

Le dossier de l'accès à l'Internet haute vitesse à l'Anse-au-Griffon n'a pas fini de faire parler et réagir partout dans la région. Merci au groupe Facebook "Ploguez-nous! On veut Internet haute vitesse en Gaspésie" pour le partage de l'information.


jeudi 20 janvier 2011

Dans mon village, en Gaspésie…


Dans mon village, en Gaspésie, je suis venu fonder une famille. Je voulais pouvoir élever mes enfants loin du stress de la ville. Me voilà au bout du monde à profiter de tous les trésors de ma région d’adoption. Il n’y a pas une journée qui passe sans que je ne m’émerveille devant la splendeur de la nature environnante ou la chaleur des habitants de ce territoire paradisiaque.

Dans mon village, en Gaspésie, mes enfants pourront bientôt connaître par leur nom tous les élèves de l’école et n’auront pas à vivre l’urgence du quotidien comme les gens de la ville. Ils grandiront les yeux rivés vers l’horizon à rêver d’un monde meilleur.

Dans mon village, en Gaspésie, je verrai de plus en plus de touristes arriver des quatre coins de la terre avec un magazine international à la main. Je les accueillerai à bras ouverts, à grands coups de sourires, et avec une patience inouïe lorsque je suivrai leurs motorisés géants sur la route.

Dans mon village, en Gaspésie, je devrai me battre contre une entreprise qui ne vise que les profits. Je ne parle pas ici de l’usine de crevette ou du centre culturel qui ravivent la flamme démographique de cette anse historique. Non! Je parle d’une entreprise de l’extérieur qui me demandera des centaines de dollars de plus par année que mes amis des villages d’à côté. Cette entreprise m’empêchera de goûter au monde virtuel de mon époque à une vitesse respectable et à un coût honnête.

Dans mon village, en Gaspésie, les habitants doivent encore patienter pour avoir un accès convenable et équitable à Internet haute vitesse. Les gens d’ici peuvent avoir l’air de se contenter de peu, mais ils ne sont pas naïfs. Pétitions, demandes publiques, plaintes officielles et lettres ouvertes, voilà les seules armes que peuvent déployer les combattants que nous sommes. Quel est le poids des mots des citoyens face au poids politique du lobby d’une multinationale?

Dans mon village, en Gaspésie, je suis en train de perdre patience. Je ne mettrai pas ma maison en vente demain matin pour autant. Je vais continuer le combat pour être traité équitablement par rapport aux autres citoyens de ma grande ville. Par contre, je vais y penser à deux fois avant d’inviter de jeunes familles à faire comme moi.

Parce que, dans mon village, en Gaspésie, tu ne peux pas travailler de la maison. Tu ne peux pas parler à grand-papa et grand-maman avec Skype. Tu dois limiter tes échanges de photos et de vidéos avec tes amis. Tu ne peux pas revoir tes émissions sur Tout.tv ou Youtube. Tes enfants ne peuvent pas faire leurs travaux scolaires comme les autres ni connecter leur console de jeu en ligne. Ah, mais avec la tour que Telu$ va planter en haut de la côte, tu pourras faire tout ça. Oui, mais ça va te ruiner! Et si tu t’installais dans le village d’à côté?

mercredi 19 janvier 2011

Blogue pour les amoureux de l'hiver


Les amoureux de l'hiver et de la photographie devraient aller faire un tour sur le blogue de Steve Deschênes. Certaines photos font frissonner tandis que d'autres sont plus chaleureuses. Bonne visite! L'auteur du blogue avoue avoir un attachement particulier pour la Gaspésie.



mardi 18 janvier 2011

Bloc made in USA

Je vous l’aurai dit sur Twitter, le 11 janvier : le magazine américain TIME avançait que la souveraineté du Québec s’essoufflait en raison de la présence du Bloc Québécois à Ottawa. Voilà qu’une journaliste de l’Agence QMI est allée chercher des réactions à cette nouvelle.

On pourrait dire qu’ils ne l’ont pas toujours l’affaire… les Américains.

Gaspésie.com

Le blogue Lignes d'horizon est maintenant référencé sur le site Gaspesie.com ! Je vous invite à aller découvrir ce répertoire des sites Internet gaspésiens. Tout y est!


lundi 17 janvier 2011

Traduction pas très fraîche


Voilà ce qui arrive quand une compagnie décide d'économiser en frais de traduction!


J'ai déniché cette pub sur la page Web de mon compte Hotmail.

vendredi 14 janvier 2011

L'Association touristique de la Gaspésie (encore) au Bas-Saint-Laurent

On aurait peut-être pensé que le dossier du déménagement des bureaux de l'Association touristique régionale (ATR) de la Gaspésie était réglé depuis le déplacement de la Maison du tourisme de Sainte-Flavie à Mont-Joli. Détrompez-vous!


Le dossier refait surface un an plus tard. Au bout de l'autoroute 20, là où l'ATR espérait accueillir plus de visiteurs qu'au coeur d'un pittoresque village, les nouveaux bureaux sont presque invisibles, cachés par de nouveaux commerces. Voici un texte qui résume les nouveaux dévellopements dans ce dossier qui, à mon avis, ne se réglera pas tant que les bureaux touristiques ne reviendront pas en Gaspésie.


Voici l'intégrale de la lettre d'opinion de Gilles Brideau ---> ici.

lundi 10 janvier 2011

Notre argent pour aider les gros pollueurs à moins polluer

Je viens de lire un article intéressant qui aurait très bien pu passer inaperçu... On y apprend que le gouvernement du Québec a profité de la période des fêtes pour signer quelques chèques avec l'argent des contribuables. L'un de ces chèques ira à la papetière Smurfit Stone de Matane pour diminuer ses émissions de gaz à effet de serre. Est-ce que cette multinationale américaine avait besoin de notre argent pour se donner bonne conscience?

Extrait de l'article : L'une de ces subventions ira à la multinationale du papier et du carton, Smurfit- Stone, une entreprise américaine qui a enregistré des ventes nettes de plus de 7 milliards $US en 2008.

mercredi 5 janvier 2011

Voyages : La Gaspésie toujours parmi les meilleures destinations au monde

Le réputé magazine National Geographic place la Gaspésie parmi les 20 destinations touristiques à visiter en 2011. Avec une magnifique photographie de la colonie de fous de Bassan de l'Île-Bonaventure, à Percé, la page Internet décrivant la destination gaspésienne est remplie d'éloges.

En plus d'exposer les attraits habituels de la région en été, le magazine annonce au monde entier les trésors de l'hiver de la Gaspésie, ce qui est une excellente nouvelle pour les acteurs de l'industrie touristique régionale.

En novembre 2009, la Société National Geographic plaçait la Gaspésie au troisième rang de toutes les destinations de la planète en lien avec le tourisme durable (plus de détails ---> ici). Quelques semaines plus tôt, la région faisait déjà partie des 50 destinations incontournables du globe.

jeudi 23 décembre 2010

Grandes marées et inondations - Top 3 - Meilleures photos

Voici trois coups de coeur photographiques qui racontent, d'un seul regard, l'ampleur des forces naturelles qui ont hanté les Gaspésiens juste avant Noël.

#1 ---> ÉTAT D'URGENCE À GASPÉ

Photographe : Marie-Claude Costisella - Journal Le Pharillon
#2 ---> GRANDES MARÉES À PERCÉ Photographe Ariane Aubert-Bonn - Journal Le Havre
#3 ---> GASPÉ INONDÉE

Photographe Geneviève Gelinas - Journal Le Soleil

mardi 30 novembre 2010

Meilleur qu'une partie de hockey!

Jamais je n'aurais cru qu'une soirée électorale provinciale partielle, me donnerait plus d'émotions qu'une partie de hockey des Canadiens!

En plus, j'ai suivi les résultats pour la première fois sur le (très)petit-écran de mon téléphone cellulaire. Puisque les résultats n'étaient pas diffusés en direct à la télé, je suis allé du côté de Twitter. Merci au journaliste parlementaire de Radio-Canada Pierre Duchesne (@duchp) qui a réussi à transmettre toute la fébrilité du dépouillement en temps réel, et ce, entre ses analyses au Téléjournal et à RDI.

Les deux meilleurs gazouillis de la soirée :

-Le député de Matane, Pascal Bérubé (@PascalBerube) en milieu de dépouillement : « Si ça continue, je recommence à fumer ! »

-Le journaliste Pierre Duchesne (@duchp) transmettant des bribes de discours de l’inqualifiable Jean Charest : « Les électeurs sont souverains. C’est eux qui décident. »

jeudi 25 novembre 2010

À vos skis!


Je souhaite un bon départ à la Traversée de la Gaspésie qui a annoncé récemment le thème de sa prochaine édition lors d'une conférence de presse à Montréal. Sans même y prêter trop attention, j'ai vu l'événement rayonner dans plusieurs médias nationaux au cours des derniers jours. C'est bon signe pour le rayonnement de la région! À l'honneur cette année : La Bolduc et sa turlutte!


lundi 22 novembre 2010

Internet : lièvres et tortues en Gaspésie

Excellent commentaire à lire dans le journal Le Pharillon qui expose très bien la situation réelle du monde virtuel de mon village ---> ici.

vendredi 19 novembre 2010

Gaspésie radioactive?

En cette époque où tout le sous-sol québécois est scruté par des investisseurs de partout à travers le monde qui recherchent uniquement des sources de profit au détriment de l'environnement et des êtres humains qui vivent, malheureusement pour eux, à proximité d'une ressource exploitable, voilà que les Gaspésiens pourraient devoir composer prochainement avec l'exploitation de l'uranium. Une firme de l'Ouest canadien viendrait explorer ce minerai radioactif dès l'an prochain dans le secteur de Pointe-à-la-Croix.

Source d'information (CHNC) ici.

Détails du projet des investisseurs ici.

Autre article, cette fois dans Le Soleil ici.

J'espère que les élus écouteront les craintes et inquiétudes de la population avant de donner le feu vert... s'il n'est pas déjà trop tard.

jeudi 15 juillet 2010

Si tu voyais

Si tu voyais toutes les rivières que l’on peut laisser couler
Au sommet de cette colline où la pluie est la seule tristesse
Au sommet de cette colline où transpire la détresse
Sache que tu seras à jamais à mes côtés

Que mes yeux soient aussi peinés qu’un hiver sans glace
Que mes pensées s’enlisent comme une misérable épave
Que je te fasse au fond de moi la plus grande des places
Que chaque goutte d’eau qui court me rende plus sage

Ton existence s’est noyée et a sombré sous les eaux
Pourtant je peux toujours m’abreuver à la surface du ruisseau
Ton éloignement soudain pourrait me faire exploser de rage
Mais ton souvenir me donne envie de sourire sous les nuages

Si tu voyais toutes les étoiles que l’on peut espionner
Au sommet de cette colline où seule la lune nous éclaire
Au sommet de cette colline où l’on épie l’univers
Sache que tu seras à jamais à mes côtés

Que mes yeux soient aussi luisants que les astres
Que mes pensées s’évadent en remords
Que je te fasse au fond de moi la plus grande des places
Que chaque étoile qui brille me rende plus fort

Ta présence s’est essoufflée et tu t’es envolé vers d’autres cieux
Pourtant je peux toujours sentir ta chaleur qui danse sans adieu
Ton absence pourrait me faire pleurer jusqu’à me tuer
Mais ton souvenir me donne envie de sourire sous le ciel étoilé

Sache que tu seras à jamais à mes côtés…

mercredi 14 juillet 2010

Présentation

Voilà! C'est un départ pour mieux voir l'horizon, pour ouvrir mes horizons, pour écrire l'horizon. J'ignore encore quels cieux brilleront sur ce blogue, mais je sais qu'il me permettra de m'envoler plus souvent qu'autrement pour regarder le monde qui m'entoure sous plusieurs angles. Je pourrai m'évader ici grâce aux mots qui me sont si chers. Rédacteur, journaliste, photographe, réviseur ou tout simplement amoureux, je vis avec les mots qui vivent en moi.